ENLAZANDO ALTERNATIVAS Madrid du 14 au 18 mai 2010 - LA TERRE POUR NOURRIR LA PLANÈTE ET NON ENGRAISSER LES SPÉCULATEURS

Publié le par terre-mer-pcf.over-blog.com

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Alors que plus d'un milliard d'êtres humains sont affamés, le kidnapping des terres dans le monde par les bras armés du capitalisme hypothèque l’avenir de notre civilisation. De nouvelles famines, foyers d’affrontements d’ampleur sans précèdent sont à craindre. Elles l’étaient hier au fil de l’histoire, du fait colonial, lorsque les pays riches prenaient possession des terres de pays pauvres. En effet, des Républiques bananières d’Amérique centrale d’hier à l’Amazonie sous le coup des tronçonneuses illégales aujourd’hui, seules changent les dates.

 

Les capitaux apatrides ont la main-mise sur l’équivalent de la surface cultivable de la France. Les immigrés de la faim rejoignent dans les mégapoles de la pauvreté les réfugiés de la déforestation.

 

Il faut mettre fin à ces volontés de quelques firmes de concentrer dans leurs patrimoines des millions d’hectares de terre.

 

Les profits de ces spéculateurs valent moins que la vie des paysans, les peuples autochtones et de l’autosuffisance alimentaire locale.

 

Cela appelle à une prise de conscience internationale du danger que ces accapareurs de terres font courir à la paix, à la souveraineté alimentaire. Il est de notre devoir d’agir contre ce colonialisme présent.


 

 

1) UN NOUVEL ORDRE MONDIAL S'IMPOSE AU DÉVELOPPEMENT DE LA PLANÈTE.

 

L'objectif de nourrir la planète, oblige la naissance d'un nouvel ordre alimentaire. Il s'agit d'un enjeu de civilisation avec au cœur un nouveau type de développement pour à la fois nourrir les femmes et les hommes et répondre aux questions environnementales, écologiques, climatiques, énergétiques. Cette volonté forte et partagée se nourrit de principes et d'orientations communes aux peuples.

 

Le défi alimentaire du XXI siècle doit conduire les institutions internationales à faire respecter la souveraineté alimentaire qui est un droit fondamental des peuples. C'est aux États et aux peuples de définir librement leurs politiques agricoles et alimentaires avec l'exigence d'une réforme agraire axée sur la souveraineté alimentaire. En écho aux mouvements sociaux des paysans à l'échelle internationale, cette exigence doit être centrale aux politiques publiques.

 

La réforme agraire devra répondre aux objectifs de société, être le pilier du développement agricole et alimentaire. Elle sera basée sur l'agriculture paysanne et la la pêche artisanale car productrice de denrées alimentaires de qualité. Elle doit également garantir la rémunération du travail.

 

A contrario des objectifs de l'OMC qui n'est que le tout marché, les peuples souhaitent extirper l'agriculture de tout dumpings sociaux, économiques, environnementaux afin qu'elle réponde en priorité à des demandes alimentaires locales, nationales, régionales et mondiales. Toutes les régions du monde doivent définir et organiser leur politique agricole et de la pêche en construisant leurs échanges par des coopérations..

 

La réforme agraire vise à créer les conditions de satisfaction du besoin premier de l'humanité: nourrir les hommes. Elle s'accompagne de fait de la satisfaction des autres droits fondamentaux à la santé et à l'éducation.

 

Cette nouvelle gouvernance mondiale pour l'alimentation doit s'affirmer indépendante des logiques actuelles de l'OMC, du FMI et de la Banque Mondiale. La Souveraineté des peuples et l'expression démocratique de chacun en sont les préalables. Libérée de toute tutelle impérialiste au sein des Nations Unies, la FAO, dotée de moyens, peut être l'institution arbitrale des politiques publiques agricoles et alimentaires.


 

Nous proposons des mesures concrètes dans

 

 

l'objectif d'un nouvel ordre alimentaire mondial :


 


  • Instaurer une clause de sauvegarde internationale lorsque les terres d'un pays sont menacées de spéculation et de détournement de la production.

 

  • Interdire la spéculation sur les matières premières agricoles et alimentaires, au niveau international comme pour des produits bancaires notamment ceux proposés en France.

 

  • Taxer à un taux dissuasif les importations abusives pillant les agricultures locales afin de financer la relocalisation des productions.

 

 

 

2) LA POLITIQUE AGRICOLE COMMUNE

 

 

Extirper des règles libérales de l'OMC, l'Europe à travers la Politique Agricole Commune, doit fixer des objectifs de rémunération du travail et de développement de l'emploi.

 

L'Europe doit utiliser sa préférence communautaire et organiser ses échanges avec les pays tiers sans dumping sociaux, sanitaire, environnementaux sous la forme d'accords mutuellement avantageux, elle doit acter la relocalisation des productions, de coopérations entre grandes régions du monde.

 

La redistribution des richesses agricoles et agroalimentaires étant assurée par son budget. Il est important que l'Europe légifère sur la répartition de la plus value entre tous les acteurs de la production alimentaire et garantisse l'accès à l'alimentation aux consommateurs.

 

Par ses politiques publiques, l'Europe doit être garante d'une alimentation de qualité et de santé du consommateur. Alors que Bruxelles prépare une réforme de la PAC pour l'après

2013, aujourd'hui une conférence européenne devrait fixer les ambitions d'une agriculture moderne apte à relever le défi alimentaire du XXIème siècle.

 

 

3) L'APRES COCHABAMBA


Pour notre part, en témoigne les milliers de représentants mobilisés à Cochabamba, rien ne se fera sans les peuples. La mobilisation de tant d'acteurs, d'associations, de citoyens, de scientifiques est essentielle et confère à l'issue de cette première Conférence mondiale des peuples d'immenses espoirs mais aussi de responsabilités; parce que le capitalisme n'est pas écolo-compatible.

 

Nous saluons cette nouvelle dimension des mobilisations qui allie mouvements sociaux, organisations politiques et gouvernements. A travers les objectifs de cette conférence, il s'agit pour les peuples, d'obtenir une traduction politique de leur lutte.


Quand le tout marché a prévalu sur le vivant et le devenir des générations futures alors il n'est plus suffisant de repeindre le capitalisme en vert qui sévit dans le monde en Amérique latine comme en Europe. Les communistes français souhaitent que les ressources naturelles soient considérées comme biens communs de l'humanité et non comme marchandise.

 

Nous pourrions, associations, mouvements et partis politiques rassemblés à Cochabamba, à Madrid, travailler à convenir d'engagements communs. A la question d'un référendum mondial sur les droits de la « Terre Mère », y inclure l'exigence d'une nouvelle gouvernance mondiale pour l'alimentation, indépendante des logiques actuelles de l'organisation mondiale du commerce ( l'OMC), du Fond monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale (BM), y adjoindre la sortie de l'agriculture de l'OMC avec comme préalable, la souveraineté des peuples et l'expression démocratique de chacun.


La proposition d'un référendum mondial sur le changement climatique avec notamment la création d'un Tribunal International de Justice Climatique, d'une déclaration universelle des droit de la Terre-Mère ressaisit les peuples de leur destin.

 

 

 

Cher(e)s Ami(e)s,

Cher(e)s Camarades,


C'est très efficace, nécessaire que le PCF avec ses homologues via le PGE construisent des propositions communes.


Au cours de ce Sommet Alternatif « Enlezando Alternativas » de Madrid, les peuples ont l'occasion d'exprimer ensemble des perspectives, de transformations sociales, de politiques alternatives au capitalisme, de combats idéologiques et émancipateurs du 21ème siècle.


De l'émergence d'un mouvement populaire mondial, dont des mobilisations d'Amérique latine, des Caraïbes et d'Europe, naîtra un nouveau mode de développement humain, durable, citoyen et solidaire.


C'est pour notre Parti, tout le sens que nous donnons à notre engagement révolutionnaire.

 

Xavier COMPAIN

Membre du Conseil National,

Chargé de l'Agriculture, Pêche, Forêt

bre du Conseil National,

 

 

 

 


 

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