UNE NOUVELLE FEUILLE DE ROUTE AGRICOLE POUR L'EUROPE - 7 février 2011

Publié le par terre-mer-pcf.over-blog.com

 

PCF

 

L'agriculture est la base historique des sociétés humaines, de leur diversité. Elle a assuré à l'humanité ses possibilités d'évolutions et d'échanges. Pourtant à l'échelle mondiale comme au niveau national, l'agriculture est aujourd'hui en crise, minée par le capitalisme.

Alors que l'agriculture a la capacité de nourrir le monde, plus d'une personne sur sept souffre de la faim. En France et en Europe, le productivisme et la libre concurrence ont dévasté nos campagnes.

Spéculation, accaparement des terres, dumping, il est temps de tourner le dos à ce gâchis. L'agriculture doit être extirpée du carcan des règles de l'Organisation Mondiale du Commerce, des plans d'ajustements structurels du Fond Monétaire International et de ses politiques qui affament, de l'orientation libérale de l'Union Européenne. La France s'honorerait de porter l'ambition de faire de l'agriculture un bien commun de l'humanité.

 

En Europe, pour « rester compétitif », c'est réformes après réformes que la préférence communautaire à été sacrifiée, la régulation des prix et des marchés abandonnée.

Crises après crises la Politique Agricole Commune (PAC) a favorisée l'élimination des exploitations familiales, tout en favorisant la concentration des outils de production au plus grand bénéfice de la grande distribution et aux dépens de la santé publique et du consommateur. Quand aux exploitations qui subsistent elles peinent à défendre leurs revenus, au détriment de la qualité de travail et de la vie des familles...

 

 

Avec la nouvelle Politique Agricole Commune 2014 – 2020 en cours de définition, nous sommes à un tournant de l'histoire.Soit l'Europe abandonne notre alimentation aux grands groupes de l'agroalimentaire, soit nous parvenons à exiger une politique publique forte alternative au capitalisme.

Aujourd'hui à travers l'ouverture des frontières et la dérégulation des marchés, c'est vers une agriculture duale que veut nous amener la Commission Européenne, au terme d'un accord entre les libéraux les plus ardents et les environnementalistes zélés : aux régions riches le rôle de produire au sein de grandes unités de production et aux régions défavorisées le rôle d'abriter une agriculture « de qualité » et de petits paysans, jardiniers de la nature... Cette voie n'est pas acceptable.

En France, les revenus agricoles se sont effondrés, éliminant sans cesse les plus fragiles, des filières entières sont menacées par la concurrence, le renouvellement des générations est compromis, des écosystèmes parfois endommagés à jamais...

 

L'Europe a besoin d'une nouvelle feuille de route agricole et alimentaire à l'horizon 2050.

 

La Gauche doit être audacieuse sur ce champ de la Politique Agricole Commune, courageuse face aux seules prétendues réalités du marché. Face à l'urgence de la crise, des mesures immédiates doivent être prises :

 

  • Engager les pouvoirs publics à protéger les prix agricoles plutôt que de contractualiser sur des marchés à terme. Mettre en place des prix garantis rémunérateurs.

  • Application de la préférence communautaire et suspension des accords bilatéraux de libre échange négociés par l'Union Européenne.

  • Affirmation de la souveraineté alimentaire par la constitution de stocks européens de sécurité.

 

L'agriculture va être déterminante du projet de société pour les générations futures. Parmi nos propositions, quatre engagements forts :

 

Produire suffisamment une alimentation saine et accessible. Face au défi alimentaire, la production agricole doit être soutenue par de nouvelles politiques publiques. L'indépendance alimentaire doit être garantie. La relocalisation des productions doit privilégier la satisfaction des besoins humains. Une alimentation de qualité, nutritive et gustative doit être accessible à tous.

 

Vivre dignement de son travail. Des paysans justement rémunérés sont la condition d'installation de jeunes. Cette exigence vaut pour les salariés de l'agroalimentaire. Cela passe par des prix rémunérateurs garantis, la planification de la production et la régulation des marchés, la production et la répartition des terres agricoles, le soutien public aux exploitations et filières les plus fragiles. La redistribution de la valeur ajoutée au bénéfice des producteurs est essentielle.

 

Initier un nouveau mode de développement écologique de l'agriculture. A la culpabilisation d'un secteur empêtré dans le productivisme, nous proposons d'en sortir par le haut. La promotion de bonnes pratiques agronomiques, aptes à maintenir durablement les rendements, diversifier les productions, réussir la complémentarité entre cultures et élevages et des exploitations plus autonomes agro-économiquement seront encouragées. La recherche agronomique doit être dédiée à la conquête de ce nouveau développement.

 

Promouvoir un aménagement équilibré des territoires. Les paysans font bien plus que produire de la nourriture. Ils sont les acteurs majeurs économiques, sociaux, des espaces ruraux européens. Ces services d'aménagements des territoires, doivent être reconnus, soutenus de manière à garantir de bonnes pratiques environnementales et le respect des écosystèmes et encouragés par une politique de maintien de services publics.

 

En France, en Europe, notre détermination à construire une nouvelle ambition agricole et alimentaire est à la hauteur de nos convictions que le capitalisme ne se moralise pas, il se combat.

 

L'agriculture est la base historique des sociétés humaines, de leur diversité. Elle a assuré à l'humanité ses possibilités d'évolutions et d'échanges. Pourtant à l'échelle mondiale comme au niveau national, l'agriculture est aujourd'hui en crise, minée par le capitalisme.

Alors que l'agriculture a la capacité de nourrir le monde, plus d'une personne sur sept souffre de la faim. En France et en Europe, le productivisme et la libre concurrence ont dévasté nos campagnes.

Spéculation, accaparement des terres, dumping, il est temps de tourner le dos à ce gâchis. L'agriculture doit être extirpée du carcan des règles de l'Organisation Mondiale du Commerce, des plans d'ajustements structurels du Fond Monétaire International et de ses politiques qui affament, de l'orientation libérale de l'Union Européenne. La France s'honorerait de porter l'ambition de faire de l'agriculture un bien commun de l'humanité.

 

En Europe, pour « rester compétitif », c'est réformes après réformes que la préférence communautaire à été sacrifiée, la régulation des prix et des marchés abandonnée.

Crises après crises la Politique Agricole Commune (PAC) a favorisée l'élimination des exploitations familiales, tout en favorisant la concentration des outils de production au plus grand bénéfice de la grande distribution et aux dépens de la santé publique et du consommateur. Quand aux exploitations qui subsistent elles peinent à défendre leurs revenus, au détriment de la qualité de travail et de la vie des familles...

 

 

Avec la nouvelle Politique Agricole Commune 2014 – 2020 en cours de définition, nous sommes à un tournant de l'histoire.Soit l'Europe abandonne notre alimentation aux grands groupes de l'agroalimentaire, soit nous parvenons à exiger une politique publique forte alternative au capitalisme.

Aujourd'hui à travers l'ouverture des frontières et la dérégulation des marchés, c'est vers une agriculture duale que veut nous amener la Commission Européenne, au terme d'un accord entre les libéraux les plus ardents et les environnementalistes zélés : aux régions riches le rôle de produire au sein de grandes unités de production et aux régions défavorisées le rôle d'abriter une agriculture « de qualité » et de petits paysans, jardiniers de la nature... Cette voie n'est pas acceptable.

En France, les revenus agricoles se sont effondrés, éliminant sans cesse les plus fragiles, des filières entières sont menacées par la concurrence, le renouvellement des générations est compromis, des écosystèmes parfois endommagés à jamais...

 

L'Europe a besoin d'une nouvelle feuille de route agricole et alimentaire à l'horizon 2050.

 

La Gauche doit être audacieuse sur ce champ de la Politique Agricole Commune, courageuse face aux seules prétendues réalités du marché. Face à l'urgence de la crise, des mesures immédiates doivent être prises :

 

  • Engager les pouvoirs publics à protéger les prix agricoles plutôt que de contractualiser sur des marchés à terme. Mettre en place des prix garantis rémunérateurs.

  • Application de la préférence communautaire et suspension des accords bilatéraux de libre échange négociés par l'Union Européenne.

  • Affirmation de la souveraineté alimentaire par la constitution de stocks européens de sécurité.

 

L'agriculture va être déterminante du projet de société pour les générations futures. Parmi nos propositions, quatre engagements forts :

 

Produire suffisamment une alimentation saine et accessible. Face au défi alimentaire, la production agricole doit être soutenue par de nouvelles politiques publiques. L'indépendance alimentaire doit être garantie. La relocalisation des productions doit privilégier la satisfaction des besoins humains. Une alimentation de qualité, nutritive et gustative doit être accessible à tous.

 

Vivre dignement de son travail. Des paysans justement rémunérés sont la condition d'installation de jeunes. Cette exigence vaut pour les salariés de l'agroalimentaire. Cela passe par des prix rémunérateurs garantis, la planification de la production et la régulation des marchés, la production et la répartition des terres agricoles, le soutien public aux exploitations et filières les plus fragiles. La redistribution de la valeur ajoutée au bénéfice des producteurs est essentielle.

 

Initier un nouveau mode de développement écologique de l'agriculture. A la culpabilisation d'un secteur empêtré dans le productivisme, nous proposons d'en sortir par le haut. La promotion de bonnes pratiques agronomiques, aptes à maintenir durablement les rendements, diversifier les productions, réussir la complémentarité entre cultures et élevages et des exploitations plus autonomes agro-économiquement seront encouragées. La recherche agronomique doit être dédiée à la conquête de ce nouveau développement.

 

Promouvoir un aménagement équilibré des territoires. Les paysans font bien plus que produire de la nourriture. Ils sont les acteurs majeurs économiques, sociaux, des espaces ruraux européens. Ces services d'aménagements des territoires, doivent être reconnus, soutenus de manière à garantir de bonnes pratiques environnementales et le respect des écosystèmes et encouragés par une politique de maintien de services publics.

 

En France, en Europe, notre détermination à construire une nouvelle ambition agricole et alimentaire est à la hauteur de nos convictions que le capitalisme ne se moralise pas, il se combat.

 

 

Xavier COMPAIN

Membre du Conseil National du PCF,

en charge de l'Agriculture, de la Pêche et de la Forêt

 

Publié dans Propositions

Commenter cet article